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Des bienfaits de la relativité


Attention : spoiler. Ou pas ;)


Le lecteur, la lectrice, ces petits curieux, me demandent si, dans « Rien que du grand ciel », la structure en diptyque, une fois Tom, une fois Jim, s’est construite petit à petit.

Elle s’est imposée dès le début. A un moment mystérieux, j’ai senti que Tom en avait assez dit, et qu’il était temps de laisser parler Jim, et ainsi de suite.

Une des nombreuses relectures, par contre, a consisté à repasser toutes les entrées de Tom, puis toutes celles de Jim. Cela a permis d’assurer la cohérence interne de chaque voix, de chaque vision de l’histoire.


Une fois cette alternance bien établie, il a été assez simple de retenir les péripéties, de donner des indices sur un événement, de développer le même événement par l’autre voix.

De nature, j’aime écouter plusieurs versions d’un même fait. Dans cette histoire, il m’a paru essentiel de donner la parole, équitablement, aux deux protagonistes principaux. Chacun à son tour ment, dit la vérité, se ment : au lecteur de débrouiller les fils.


Ce qui confère une certaine épaisseur à l’histoire tient dans l’ambiguïté, dans ce qui est caché qui s’expose soudain. Puis vient l’autre manière de raconter la même aventure. Cela remue toutes les certitudes et c’est bien.


Si tu es appelé en témoignage contre un ami, tâche, sans manquer à l'honneur, de cacher sa faute.” (Caton, écrivain romain du IIIe siècle)

Tom et Jim, eux, chacun pour l’autre, contre l’autre, dévoilent tour à tour leurs fautes. A toi, lecteur, lectrice, de décider.

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