La petite cuisine

Derrière les livres

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Rien que du grand ciel
(paru)

    Au début, c'était un simple exercice. J'essayais de décrire les impressions d'un homme débarquant à Los Angeles. J'ai réécrit ce départ, l'incipit selon le terme technique, des dizaines de fois.

   Très vite, j'ai su que l'homme avait perdu quelqu'un d'important pour lui. J'ai décrit des palmiers désolants, une odeur d'eau salée, avant de réaliser que l'océan était trop loin de l'aéroport pour qu'il puisse le sentir. J'ai repris ces vingt lignes mille et une fois : les faits, les gestes, sortir, traverser la route, louer une voiture. Etait-ce le soir, la journée, l'aube?

     J'ai réécrit tant de fois jusqu'à ne plus savoir que dire. Lorsque j'ai compris qui était Tom et ce qui lui manquait, le reste a coulé de source.

    Après le mot FIN, je suis revenue au début et je l'ai réécrit. Je savais maintenant ce que Tom était venu faire à Los Angeles.

Toute sorte de bleus
(à paraître)

Celui-ci est différent. Je savais de quoi je voulais parler. Au centre du roman, les liens jamais noués entre une mère et son fils. Je savais que j'allais plonger dans l'esprit de cette femme, tenter de la comprendre, je savais que Seb, le héros, aurait de la peine à aimer, n'ayant pas été entouré, choyé. Il a fallu tirer les fils de l'histoire, des histoires. Cette fois c'est la temporalité qui a été difficile : écrire au passé, au présent, et aussi : dire "je" ou "il"?, focalisation interne ou externe dans le jargon. C'est une histoire à trois voix, une histoire violente et tendre, renversée par les émotions, la haine, le besoin, la responsabilité. Pudique aussi.On y trouve des fleurs, des bouleaux, des  pins, des lacs. C'est l'histoire d'une chute, se frôler, être courageux, tomber amoureux. C'est aussi partir pour la première fois pour découvrir un pays d'enfance et d'eau, la Finlande. Alors oser.

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